« Un degré d’ouverture proche de zéro à l’égard des positions et du mandat du Parlement européen. » C’est par ces mots que l’eurodéputée française Céline Imart (PPE, droite) a qualifié, le 12 janvier, l’attitude fin 2025 de la présidence danoise du Conseil de l’UE dans le cadre des négociations interinstitutionnelles sur la révision ciblée du règlement OCM. Elle espère plus d’écoute de la part de Chypre qui a repris le dossier. À l’occasion de la première réunion de la commission de l’Agriculture du Parlement européen de l’année 2026, la rapporteure a donc fait le bilan des discussions en cours. Deux points d’achoppements importants demeurent : la question des dérogations concernant l’obligation de contractualisation pour le secteur laitier et celle, plus controversée, des dénominations liées à la viande. Sur ce dernier point, Céline Imart défend une position stricte, visant l’interdiction de l’utilisation des termes steak, saucisse ou hamburger pour des produits ne contenant pas de viande.
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Elle s’est aussi montrée très critique quant à la position danoise inflexible vis-à-vis des « ajouts du Parlement européen qui ne figuraient pas initialement dans la proposition de la Commission européenne », faisant référence à l’étiquetage de l’origine, la préférence européenne dans les marchés publics ou encore la réévaluation des seuils de référence des prix d’intervention. Céline Imart fait toutefois état de progrès concernant d’autres sujets comme les organisations de producteurs (OP) « par destination », l’alignement du système applicable aux OP du secteur laitier avec celui en vigueur dans les autres secteurs ou encore le mécanisme de médiation.
Après l’échec des pourparlers sous présidence danoise, les discussions informelles reprenaient au cours de la semaine du 12 au 16 janvier en vue d’un cinquième trilogue fixé au 5 mars.