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Tourisme Œnotourisme : un phénomène en plein essor

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L’oenotourisme n’est pas un phénomène nouveau en France mais il prend un nouvel essor. Les professionnels du tourisme et de la viticulture ont compris qu’ils pouvaient tirer un parti intéressant du tourisme et les offres se multiplient. Le gouvernement a crée un Conseil supérieur de la viticulture début 2009 qui a pour mission de structurer et professionnaliser cette forme de tourisme.

Selon Atout France, l’agence de développement touristique de la France, « la fréquentation des caves est estimée à 7,5 millions de personnes (par an NDLR), dont 2.5 millions d’étrangers. La clientèle étrangère représente 33% de la fréquentation (les Belges 27% de la clientèle étrangère, les Britanniques 21%, les Allemands 15%, les Néerlandais 11%, et les Américains 4%) ». Seuls chiffres officiels, ils datent de quelques années et mériteraient d’être réactualisés.
Plus récemment, 500 000 visiteurs se sont rassemblés dans la capitale girondine, sur un seul week-end (du 24 au 27 juin), pour la manifestation « Bordeaux fête le vin ». Ils n’étaient que 420 000 en 2008.
De tous temps, le vin et la gastronomie française ont attiré de nombreux touristes, notamment étrangers, dont la présence bénéficie à l’économie du pays. En temps de crise, dans le secteur du vin, cette manne est devenue de première importance. Le caveau est aujourd’hui envisagé comme un circuit de vente à part entière. Les vignerons indépendants et les coopératives les développent. Il faut dire que dans certaines régions où les routes des vins sont très développées, comme en Alsace, plus de 50% de la production peut être vendu à la cave.

Les acteurs et les initiatives prolifèrent

Aussi, les initiatives se multiplient. Dans un rapport de 2008 intitulé La vigne, le vin : atout pour la France, le Conseil économique et social déclare que « depuis quelques années, les initiatives se développent, nombreuses, dans les régions viticoles : parcours culturels, ventes directes, stages de dégustation, fêtes et festivals, etc. ».
Lyon vient d’abriter le premier Salon international de l’œnotourisme qui a son pendant à Bordeaux nommé le Salon international du marché de l’œnotourisme. Les cabinets de conseil sont légion sur ce créneau.
« De plus en plus, les professionnels de la viticulture démontrent leur forte volonté de s’impliquer dans ce nouveau créneau, et les touristes sont au rendez-vous. Cependant, on peut regretter la multitude des acteurs et parfois le manque de professionnalisme de certaines initiatives », poursuit le rapport du CES.
Le gouvernement tente d’y mettre bon ordre. Le Conseil supérieur de l’œnotourisme, installé en mars 2009, doit faire évoluer cette offre touristique. Il a pour mission de fédérer les acteurs de la viticulture et du tourisme pour élaborer un plan national de l’œnotourisme construit autour de cinq axes : création d’un label valorisant l’offre de tourisme viticole, formation, information, mise en réseau des acteurs et lancement d’un Prix national de l’œnotourisme. Les collectivités locales, qui ont compris l’intérêt de valoriser leur patrimoine vitivinicole, s’impliquent également pour donner une nouvelle dimension à l’œnotourisme.

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