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Vin Œnotourisme : vers un label de territoire dès 2010

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Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, a présenté le 17 décembre en présence de Paul Dubrule, président du Conseil supérieur de l’œnotourisme, le cahier des charges du futur label de l’œnotourisme. Il concernera des territoires disposant d’une offre touristique complète.

Le futur label de l’œnotourisme concernera un territoire d’un périmètre de 30 kms environ, pour une pratique de courts séjours touristiques, selon le cahier des charges présenté. Pour être labélisé, ce territoire devra offrir un nombre suffisant de prestations touristiques combinant hébergements (50 lits minimum), restaurants, caves et patrimoine naturel, culturel ou immatériel. Il devra apporter une offre touristique supplémentaire qui peut concerner des activités sportives et de loisirs qualifiées, et/ou des événements autour du vin ou associant l’univers du vin, et/ou des agences réceptives spécialisées dans le vin. La destination doit disposer d’un office de tourisme engagé dans une démarche de qualité et prêt à conseiller les clientèles touristiques sur les prestations labellisées. « Le discours et l’engagement sur la communication responsable font partie des obligations à tenir et devra particulièrement être pratiquée dans les caves » (incitation à une consommation responsable de vin, NDLR), souligne le communiqué du ministère.

Premiers labels à l’été 2010
Un appel d’offre sera lancé début 2010, une réunion du conseil supérieur de l’œnotourisme aura lieu au printemps pour examen des candidatures après instruction par Atout France (Agence de développement touristique de la France) et après proposition des destinations retenues pour labelisation par les ministres en charge du Tourisme et de l’Agriculture. Les premiers labels devraient être attribués à l’été 2010. Dans son Plan quinquennal de modernisation de la filière vitivinicole française, présenté le 29 mai 2008, le ministre de l’Agriculture a inscrit (mesure n° 15) l’objectif de « développer l’œnotourisme, dans l’optique de créer des débouchés par une commercialisation directe, notamment des vignerons indépendants, mais aussi des coopératives, et renforcer l’attractivité des territoires ». Les vignobles français attirent chaque année au moins 5 millions de touristes français et 2,5 millions de touristes étrangers, selon le ministère de l’Agriculture.