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AVICULTURE Œufs cage : L214 se satisferait d’un arrêt en 2025, d’Aucy s’y prépare

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Au travers d’une vidéo de Stéphane Bern diffusée le 11 décembre, l’association L214 demande au gouvernement d'« accompagner ce mouvement en engageant la France vers une interdiction totale de l’élevage des poules en cage ». L’association souhaite qu’Emmanuel Macron aille plus loin que son engagement de campagne d’interdire la commercialisation des œufs coquille d’ici 2022.

« Interdire complètement l’élevage en cage d’ici 2025, ça ne nous semble pas totalement extravagant », propose sa porte-parole Brigitte Gothière, contactée par Agra Presse. L’association invite notamment le gouvernement à profiter des lois émanant des États généraux de l’alimentation pour fixer cette échéance, et à réorienter les 5 milliards d’euros d’investissement prévus pour « accompagner » l’interdiction.

Justement, le groupe d’Aucy a annoncé, le 30 novembre, sa décision d’arrêter l’œuf cage en 2025. Le groupe d’Aucy n’est pas concerné par l’annonce d’Emmanuel Macron d’ici 2022, car il est surtout investi sur le marché des ovoproduits à destination de la RHF, où il est leader avec sa marque Cocotine.

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Chez D’Aucy, les conversions concerneront 29 éleveurs de pondeuses en cage sur la centaine que compte la coopérative. « Nous considérons que le mouvement va s’accélérer et qu’il est irréversible, explique Vincent Lecouffe, directeur de la branche Œuf du groupe d’Aucy. Nous avons donc décidé d’anticiper dès aujourd’hui cette évolution de fond avec nos adhérents agriculteurs en les accompagnant pour passer d’ici 2025 à 100 % d’œufs issus d’élevages alternatifs ».

Pour rappel, l’interprofession de l’œuf (CNPO) propose un horizon de 50 % d’œufs en cage tous marchés confondus en 2022, au travers de son contrat sociétal d’avenir. Un objectif qui colle peu ou prou avec l’annonce d’Emmanuel Macron, puisque les ventes d’œufs coquille en GMS représentent environ 40 % du marché et une grande partie du marché de l’alternatif.