Le règlement proposé par la Commission européenne portant de 12 à 16 semaines la période pendant laquelle les poules élevées en libre parcours pourront être maintenues en intérieur sans que leurs œufs perdent le statut commercial d’« œufs de poules élevées en plein air » est entré en vigueur le 22 novembre (1). « Cette prolongation devrait contribuer à minimiser les pertes financières subies par les éleveurs en cas d’épidémie tout en maintenant des garanties pour les consommateurs au vu de la nature limitée de la dérogation », assure la Commission européenne. Les autres critères de production pour bénéficier du label « œufs de poules élevées en plein air » restent en vigueur, notamment les exigences en matière de densité des poules sur le terrain et dans les enclos.
En 2016-2017, plus de 80 % de ces poules ont dû, selon les estimations des professionnels, être mises à l’abri plus de 12 semaines dans l’Union pour les protéger du virus de la grippe aviaire. Avec de fortes baisses de revenu pour certains producteurs qui n’ont pas pu étiqueter les œufs comme provenant de poules élevées en plein air.
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Sur environ 390 millions de poules dans l’UE, quelque 54 millions (soit 14 %) sont élevées dans des systèmes d’élevage en plein air. Les œufs de libre parcours sont particulièrement importants au Royaume-Uni (53 % des œufs vendus), en Irlande (40 %), en Autriche (21 %), en France (18 %), en Allemagne (18 %) et aux Pays-Bas (15 %). En termes de taille des élevages, le Royaume-Uni a la plus grande part de poules élevées en liberté (41 %), suivi de l’Allemagne (17 %), de la France (16 %) et des Pays-Bas (10 %).
(1) Voir n° 3607-3608 du 04/09/17