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Œufs, lait : la production européenne subit les crises successives

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La situation de l’élevage, et de la production de lait et d’œuf en particulier, est « délicate », « exceptionnelle », et n’incite pas « à l’optimisme », a admis Pierre Bascou, le directeur en charge des marchés à la direction générale de l’agriculture de la Commission européenne, devant les eurodéputés de la commission de l’Agriculture le 8 novembre. Ces derniers s’inquiètent de la situation de ces deux secteurs frappés par l’envolée des coûts de production mais aussi, dans le cas des œufs, par les cas d’influenza aviaire. Résultat, dans ces deux secteurs la production européenne stagne voire recule.

Pour les produits laitiers, les prix sont exceptionnellement élevés : en hausse de 44 % par rapport à leur niveau d’il y a un an et de 55 % par rapport à la moyenne quinquennale. Mais cette hausse ne permet pas de compenser « l’augmentation des coûts des intrants, tant de l’énergie que des aliments pour animaux, et elle risque d’inciter les consommateurs à opter pour des alternatives moins coûteuses », craint Pierre Bascou. La production, elle, est, au mieux, en stagnation et certaines laiteries ne sont pas sûres de pouvoir passer l’hiver en raison des pénuries d’énergie.

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Du côté des œufs, le secteur subit les ravages de la grippe aviaire devenue endémique (entre octobre 2021 et octobre 2022 plus de 2 000 foyers ont été détectés dans 19 États membres de l’UE et plus de 45 millions d’oiseaux ont dû être abattus). La production d’œufs dans l’UE devrait diminuer d’environ 2,5 % en 2022 alors que les importations s’envolent (+42 % en volume).

Et dans d’autres secteurs de l’élevage la situation n’est pas plus encourageante. Selon les perspectives à court terme publiées par la Commission européenne au mois d’octobre, la production de viande bovine devrait diminuer de 0,6 % en 2022 malgré des prix élevés. Et selon Bruxelles, les 12 à 18 prochains mois resteront « difficiles ».