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Filière œufs Œufs : vers l'imposition d'une durée minimale de vide technique

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L'interprofession de l'œuf se dit prête à passer par la voie réglementaire afin d'allonger la durée des vides techniques dans les élevages français. La mesure pourrait permettre pallier la surcapacité de la production française.

L'INTERPROFESSION de l'œuf (CNPO) a proposé au cabinet du ministre de l'Agriculture, le 30 avril, l'imposition par la voie réglementaire d'une durée minimale de vide technique entre deux lots de poules pondeuses, a expliqué le président du CNPO, Philippe Juven, le 21 mai lors d'une conférence de presse. La mesure permettrait de réduire sensiblement l'offre d'œufs – actuellement trop abondante en France – à raison de 2% par semaine supplémentaire, en améliorant la qualité sanitaire de la production. Cette mesure faisait partie des 29 recommandations du rapport Appui à la structuration de la filière œufs livrées en octobre par Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER). La proposition n'avait alors pas été reçue positivement par les professionnels, notaient les deux auteurs. La filière œufs craignait le manque de flexibilité, et de réversibilité de la mesure en cas d'amélioration de marché.

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Le CNPO recommandait depuis le printemps 2013 l'allongement des vides sanitaires, périodes situées entre la désinfection du bâtiment et la mise en place du lot suivant de poules. Elle souhaite désormais augmenter, par la voie réglementaire, la durée des vides techniques, période entre deux lots de poules pondeuses. Les différents opérateurs doivent encore s'accorder sur la durée minimale à proposer au ministère, qui doit « être supportable économiquement pour toute la filière, notamment vis-à-vis de la concurrence européenne », précise Philippe Juven. Des consultations sont en cours, qui doivent permettre la mise en place de la mesure courant 2014, espère le CNPO.