Favorable aux OGM, l'Académie d'Agriculture de France se montre néanmoins « très pessimiste » sur leur acceptabilité sociale.
« Je suis très pessimiste à dix ans », a reconnu Jean-Claude Pernollet, un de ses membres, le 2 octobre en détaillant la position de l'établissement sur le sujet. Une des raisons avancées est que le consommateur ne perçoit « aucun bénéfice » dans les produits transgéniques actuels, d'autant moins qu'ils restent au même prix que le conventionnel. « Le débat scientifique est absent, l'information sur internet est catastrophique », a-t-il notamment ajouté.
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Mieux acceptés ailleurs dans le monde, les OGM pourraient voir leur image s'améliorer grâce à de nouveaux caractères en cours d'homologation, qui présentent des intérêts nutritionnels ou en termes de « biofortification ». Il y a notamment le riz doré, enrichi en provitamine A, dont l'autorisation en Asie est attendue d'ici quelques mois. Cet OGM est présenté comme une solution face à la cécité de plusieurs centaines de milliers d'enfants chaque année. L'Académie cite d'autres exemples, comme du blé à la composition en gluten modifiée.
« Les OGM ont de nombreuses perspectives d'avenir, a-t-il estimé. Problème, les coûts d'homologation représentent plusieurs dizaines de millions d'euros. D'où une lenteur à être commercialisés. »