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OGM : l’AGPM dénonce le renvoi du procès de José Bové après la présidentielle

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« La justice se décrédibilise et fait injure aux demandes légitimes des victimes ». C’est par ces mots que l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) a réagi le 27 mars à l’annonce du renvoi, après l’élection présidentielle, du procès de 36 faucheurs volontaires, dont José Bové, candidat à la présidence de la République. Le candidat altermondialiste devait comparaître le 27 mars devant le tribunal correctionnel de Toulouse avec 38 autres prévenus, pour le fauchage d’OGM à Saint-Hilaire, au sud-ouest de Toulouse, en juillet 2006. Le procès a été renvoyé au 2 octobre, tout comme l’examen d’une deuxième affaire de destruction de culture de maïs transgénique en Haute-Garonne, fin juillet 2006. En raison de la candidature de José Bové, il a été nécessaire de « soulever le débat sur la date de comparution» des prévenus, a expliqué Thomas Le Monnyer président du tribunal correctionnel de Toulouse. « Où est l’indépendance de la justice quand, sous prétexte qu’un candidat à la présidentielle ne doit pas être traité comme un citoyen lambda (...), les agriculteurs lésés doivent subir, après des actes de vandalisme, un délai inacceptable dans le traitement de leur requête ? », s’interroge l’AGPM. Les professionnels des semences (Gnis, Oleosem, Seproma) et de la protection des plantes (UIPP) regrettent également ce renvoi et redemande aux pouvoirs publics la protection des expérimentations OGM et des champs des agriculteurs.

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