Dans une lettre du 17 septembre à Stella Kyriakides, commissaire européenne à la Sûreté alimentaire, environ 80 ONG dont les Amis de la Terre, Slowfood, Via Campesina, Greenpeace, font part de leurs inquiétudes quant au fait que la Commission pourrait envisager « un régime réglementaire distinct et allégé pour les organismes génétiquement modifiés (OGM) issus de l’édition du génome et d’autres nouvelles techniques d’OGM ». L’objet de leur inquiétude : la stratégie « de la ferme à la table » qui prévoit de réaliser une étude qui examinera le potentiel des nouvelles techniques génomiques pour améliorer la durabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. En fait, estiment les ONG, il est très peu probable que les nouvelles techniques d’OGM contribuent à réduire les effets négatifs de l’agriculture sur l’environnement et le climat. Au contraire, ajoutent-elles, l’expérience montre que le génie génétique a accru l’utilisation de produits agrochimiques et a contribué à la monoculture qui détruit la nature. Les ONG demandent donc à Bruxelles de renforcer la politique de l’UE en matière d’OGM, notamment en ce qui concerne le droit des consommateurs à l’information, la liberté de choix des sélectionneurs, des agriculteurs et des transformateurs.
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