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En direct de Bruxelles OGM : paisible coexistence

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Dans son deuxième rapport sur la coexistence entre semences OGM et conventionnelles, la Commission européenne se montre très satisfaite des progrès réalisés par les Etats membres de l’Union dans la mise en place de règles visant à éviter la contamination d’une parcelle à l’autre. Un optimisme qui ne se formalise même pas de l’absence de législation en ce sens en Espagne, principal pays européen producteur de maïs Mon 810. S’ils existent, les cas de pollution génétique ne lui ont, en tout cas, pas été rapportés. La Commission s’accommode donc de règles très disparates qui, dans la péninsule ibérique laissent les agriculteurs manier les OGM comme bon leur semble et, plus au nord, en Autriche par exemple, rendent quasiment impossible leur utilisation commerciale. Autant l’exécutif européen se montre hostile, par principe, à l’interdiction de la mise en culture du maïs Mon 810, autant il est prêt à accepter n’importe quel argument justifiant ici un périmètre de sécurité de plusieurs centaines de mètres autour d’une parcelle OGM, là quelques mètres seulement. Si Bruxelles reste convaincue du bien fondé de sa croisade pour défendre l’avenir d’une agriculture high tech, il semble bien que le soldat soit fatigué de défendre seul une cause pour laquelle aucun gouvernement n’est prêt à prendre ses citoyens à rebrousse-poil. Tout au moins jusqu’au prochaines élections européennes.

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