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OGM : toujours des tergiversations

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Les Etats membres de l'UE ont, comme toujours sur le dossier des OGM, le plus grand mal à se mettre d'accord. Avant même de se prononcer sur le fond – autoriser ou non la mise en culture d'un nouveau maïs génétiquement modifié –, la forme que doit prendre la réponse à la Commission de Bruxelles s'avère difficile à définir. La France, un des plus fervents opposants aux biotechnologies végétales en Europe, veut un débat au niveau ministériel. Le Parlement européen, de son côté, a appelé les Vingt-huit à repousser la proposition de Bruxelles. En même temps, les eurodéputés n'ont pas souhaité faire du miel « une victime collatérale » du débat sur les OGM. La présence en quantité infime de pollen issu de plantes génétiquement modifiées ne devrait donc pas être étiquetée sur le miel : le Conseil suivra probablement la proposition de la Commission, soutenue par le Parlement. Aux Etats-Unis, des réticences commencent à émerger. De nombreux Etats réfléchissent à la mise en place d'un étiquetage des produits contenant des OGM. Hawaï, terrain d'expérimentation particulièrement prisé des entreprises de biotechnologies, vient de restreindre la culture des plantes génétiquement modifiées. Enfin, les OGM sont mis en cause dans l'apparition de mauvaises herbes « super-résistantes » aux herbicides qui rendent les stratégies de lutte de plus en plus difficiles pour les agriculteurs américains. Mais la Cour suprême des Etats-Unis continue de statuer en faveur des entreprises de biotechnologies en protégeant la réglementation sur les brevets. Au-delà de cet embroglio des deux côtés de l'Atlantique, une chose est sûre : les OGM seront un des points durs des négociations à venir sur le partenariat de libre-échange UE-Etats-Unis.

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