Le groupe de viande de volaille et de porc québécois annonce avoir connu un exercice très encourageant en 2011. Le chiffre d’affaires a été de 2,257 milliards de dollars et les ventes ont connu une progression de 97 millions, déclare Réjean Nadeau président-directeur général dans le rapport annuel. Il attribue cette bonne performance en grande partie à la hausse des prix de marché, notamment par une forte demande en provenance de la Chine, de la Russie et des conséquences de la fièvre aphteuse en Corée. Les activités dans le secteur porcin ont compté pour 1,6 milliard des revenus et la contribution du secteur de la volaille a généré des ventes de 700 millions. La filiale de la Coop fédérée affiche toutefois une très grande préoccupation pour sa clientèle en Corée du Sud. Elle s’inquiète de l’accord de libre-échange conclu entre ce pays et les États-Unis, lequel est le concurrent le plus important et le plus sérieux de l’industrie du porc canadienne. Pour celle-ci, l’enjeu est de 300 millions sur le marché sud-coréen. Olymel détient une part de 40 % dans ces ventes. L’accord américano-coréen a pour but d’éliminer une barrière tarifaire de 25 % sur une période de 5 à 10 ans. Le Canada n’a aucun accord semblable. En fait, l’abolition de ce tarif va se faire très rapidement. Dès cette année, il tombe à 16,7 % et à 8,3 % en 2013. Il sera sans doute à zéro en 2014. Le porc canadien n’a aucune chance de demeurer dans ce marché avec de tels écarts de prix sauf si le gouvernement canadien peut négocier une entente équivalente avec les Coréens, estime Olymel. Au demeurant, c’est plus que le marché coréen qui est en cause : « Si l’on n’a pas un accord équivalent, c’est sûr que cela nous sortira de ce marché. Cela ne nous désavantagera pas seulement en Corée, mais aussi sur un plan presque mondial », souligne le p.-d.g. Olymel est présent sur de très importants marchés ailleurs en Asie. Le Japon est d’ailleurs son plus gros client, ce qui dépasse même ses ventes aux États-Unis dans le porc frais. En outre, la Chine et l’Australie sont aussi dans le peloton de tête de ses acheteurs. Olymel a des bureaux à Séoul, Tokyo et en Australie. Les exportations génèrent 52 % des revenus de la division porcine. L’entreprise emploie environ 9 500 personnes, dont plus de 7 000 au Québec. Bon an, mal an, elle investit de 30 à 35 millions dans l’amélioration de ses usines et des efforts constants sont faits en matière d’innovation, particulièrement dans les produits santé.
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