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OMC : ça s’accélère

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L’OMC, machine à négocier et gérer la libéralisation des échanges, commence à accélérer en vue de la conférence ministérielle de décembre à Buenos Aires, sans sembler se préoccuper outre mesure du peu d’affection que lui porte Donald Trump. La « mondialisation » était d’ailleurs, cette année, le thème de la réunion ministérielle de l’OCDE à Paris, l’occasion, par exemple, pour la commissaire européenne Cecilia Malmström de participer le 8 juin avec plusieurs de ses homologues à un petit-déjeuner de travail sur « le commerce progressiste », selon l’expression du Canadien François-Philippe Champagne, et même de s’entretenir pour la première fois, la veille, avec le représentant américain (USTR), Robert Lighthizer, qui, lui, est sans doute un peu moins « progressiste » et plus intéressé par la renégociation d’accords passés par son pays, l’Aléna en premier. Des décisions pourraient être prises à Buenos Aires sur la réduction du soutien à l’agriculture, même si les discussions préparatoires à Genève s’avèrent extrêmement laborieuses. En tout cas, plusieurs États membres de l’UE s’en préoccupent et comptent profiter du Conseil du 12 juin à Luxembourg pour demander des explications à la Commission européenne, d’autant plus que celle-ci est en train d’élaborer avec le Brésil une proposition conjointe en ce sens. Pour eux, pas question d’accepter une remise en cause du mécanisme des paiements directs alors que s’ouvre le débat sur l’avenir de la Pac. Et les Français, de même que dix autres délégations, veulent de plus saisir l’occasion pour questionner l’exécutif sur les négociations de libre-échange avec le Mercosur, réclamant, là aussi, plus de transparence.

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