À l’approche du Conseil général de l’OMC, organe décisionnel suprême de l’institution genevoise, qui se réunit les 16 et 17 décembre afin de se mettre d’accord sur les sujets à présenter aux ministres lors de la 14e conférence ministérielle (CM14), les membres tentent d’insuffler une nouvelle dynamique aux négociations sur l’agriculture. C’est dans cette optique que sept nouvelles propositions ont été dévoilées le 8 décembre lors d’un comité de l’Agriculture. L’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay ont ainsi diffusé une communication sur le processus de réforme agricole en matière d’accès aux marchés alors que les pays du groupe C4 (Bénin, Burkina Faso, Tchad, Mali et Côte d’Ivoire) ont présenté une proposition de négociation sur le coton. De son côté, le Brésil a publié, sous la forme d’un projet de décision ministérielle, une proposition concernant les négociations agricoles plus globalement. Deux autres propositions de négociation portaient sur le commerce et la sécurité alimentaire.
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Les membres seraient apparus partagés sur la suite à donner. Certains auraient souligné l’importance d’accélérer les progrès sur les questions que les ministres avaient précédemment identifiées comme prioritaires lors des négociations, tandis que d’autres auraient plaidé en faveur d’une approche globale. Certains auraient indiqué que des attentes réalistes concernant la CM14 ne devraient pas se faire au détriment de leurs objectifs à long terme dans les négociations. De son côté, le président des négociations sur l’agriculture, l’ambassadeur pakistanais Ali Sarfraz Hussain, veut voir, dans ces propositions, l’espoir qu’un consensus puisse se dégager en vue d’un résultat crédible. Il a une nouvelle fois appelé à la mise en place d’un dialogue constructif entre les membres afin de réduire les divergences et d’explorer des solutions possibles. Dans cette optique, il se dit prêt à jouer les facilitateurs.