La première réunion après la pause estivale du comité des négociations agricoles de l’OMC, le 13 septembre, a confirmé la persistance de fortes divergences sur le dossier agricole à moins de trois mois de la 11e conférence ministérielle de Buenos Aires, du 10 au 13 décembre, où les membres espèrent prendre des décisions sur le volet du soutien interne et sur les stocks alimentaires publics.
Au nom des pays en développement du G33, l’Indonésie s’est déclarée préoccupée par certaines propositions sur la table qui tentent d’établir un lien entre la question du soutien interne et celle du stockage public à des fins de sécurité alimentaire, mécanisme souhaité par les membres du G33 pour leur permettre de stocker des produits agricoles en dépassant les limites fixées par l’OMC pour le soutien interne.
L’UE et le Brésil ont défendu leur proposition conjointe présentée en juillet sur la limitation des subventions faussant les échanges proportionnellement à la valeur de la production agricole (1). Pour leur part, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et le Paraguay préconisent le recours à des plafonds fixes.
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L’Australie et la Nouvelle-Zélande se sont néanmoins déclarées encouragées par la proposition euro-brésilienne, qui est également appréciée par le Paraguay, l’Uruguay, le Chili, la Colombie, le Canada et le Mexique.
Quant aux États-Unis, ils ont répété qu’ils demeuraient « profondément sceptiques » quant à la possibilité de trouver réellement le moyen de progresser d’ici Buenos Aires sur un sujet resté de nombreuses années sans solution.
(1) Voir n° 3605 du 24/07/16