À l’occasion d’une réunion du comité de négociations commerciales dédiées aux pourparlers agricoles, la directrice générale s’est montrée optimiste quant à la suite de ces discussions. Pour elle, il existe une convergence des membres pour sortir de l’impasse. Toutefois, les membres restent partagés sur l’approche à suivre.
« Nous devons continuer à être constructifs et à garder à l’esprit que nous sommes ici pour obtenir des résultats », a déclaré la directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala le 10 octobre à l’occasion d’une réunion du comité de négociations commerciales sur les pourparlers agricoles, une première. Se félicitant de discussions positives, elle estime qu’il existe une convergence d’esprit des membres pour sortir de l’impasse et faire avancer le processus de négociations après l’échec de la 13e conférence ministérielle (CM13) à Abou Dhabi et la tentative de reprise lors du Conseil général de juillet.
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Concrètement, la réunion avait pour thème les deux options relatives au processus de négociations mises sur la table par le président des pourparlers agricoles, l’ambassadeur turc Alparslan Acarsoy. La première consiste à mettre en place des petits groupes informels sur divers sujets et gérés par certains membres clés. L’alternative repose sur la nomination de facilitateurs qui auraient pour mission de diriger les négociations sur les sujets spécifiques. Une proposition qui n’avait pas rencontré le consensus escompté lors de la réunion de septembre.
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Aller de l’avant
Ngozi Okonjo-Iweala, elle, soutient les propositions du président des négociations, estimant qu’il s’agit d’une bonne base de discussions. Selon elle, celle-ci constituerait « un moyen efficace de déclencher des approches innovantes et de reconstruire la confiance grâce à des discussions interactives, axées sur les résultats et pragmatiques basées sur des preuves ». Elle reconnaît que des préoccupations demeurent chez les membres mais pour elle, il faut également que ces derniers acceptent d’aller de l’avant et de faire progresser le processus sinon les mêmes résultats se répéteront. Les membres restent, en effet, partagés sur les options présentées par le président, certains sont favorables à la première, d’autres ont une préférence pour la deuxième alors que plusieurs pourraient soutenir l’une ou l’autre ou même accepter de mener les deux processus simultanément. La Nigériane note toutefois qu’aucun membre n’a indiqué qu’il rejetait les deux options présentées. Une rencontre entre les membres, Alparslan Arcarsoy et le président du Conseil général, le Norvégien Petter Ølberg, va donc être prochainement organisée pour répondre aux interrogations et tenter de trouver un accord sur un processus.
« Nous ne pouvons accepter que cette importante négociation soit dans l’impasse », conclut Ngozi Okonjo-Iweala. Et d’ajouter : « Il en est ainsi depuis deux décennies et demie… Essayons de la prendre très au sérieux et de trouver une solution. » La prochaine conférence ministérielle de l’OMC se déroulera au Cameroun en 2026.