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En direct de Bruxelles OMC : la méthode Coué

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« C’est dans l’intérêt des Etats-Unis » de boucler les négociations de l’OMC (Georges W. Bush) ; « d’ici 30 jours l’accord doit être conclu » (le président brésilien Lula) ; « si nous échouons, les espoirs pour Doha cette année seront perdus » (Peter Mandelson, le commissaire européen au commerce) : l’autosuggestion prônée par le pharmacien français Émile Coué de la Châtaigneraie fait école à quelques jours d’une réunion ministérielle du G-4 (Etats-Unis, UE, Brésil, Inde) que les protagonistes considèrent comme l’une des dernières occasions de débloquer les pourparlers multilatéraux. Mais qu’est-ce qui justifie de telles pressions à la veille de ces entretiens ? La « tyrannie du calendrier », selon l’expression préférée d’un ancien ministre français de l’agriculture ? De fait, le 1 er juillet prochain est considéré comme une échéance lourde, puisque c’est à cette date qu’expirent les pouvoirs de négociation octroyés par le Congrès à la Maison blanche. Et, paraît-il, ceux-ci ne pourront être éventuellement renouvelés que si les négociations de l’OMC sont effectivement relancées. Dans un sens favorable, bien sûr, aux intérêts des Etats-Unis. La France, on s’en doute, est méfiante. Elle a d’ailleurs demandé que soient supprimés la référence à l’échéance 2008 et l’adjectif « primordiale » accolé au mot priorité dans le projet de déclaration sur les négociations de l’OMC préparé en vue du prochain sommet UE/Etats-Unis. Un sommet qui, de plus, se tiendra le 30 avril, c’est-à-dire entre les deux tours de l’élection présidentielle française.

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