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OMC : l’Argentine appelée à plus de transparence sur sa politique agricole

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Dans le cadre du cinquième examen de la politique commerciale menée par l’Argentine publié le 15 septembre, les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont noté la persistance d’une forte dépendance à l’égard des taxes sur le commerce, touchant à la fois les exportations et les importations, à des fins de recettes fiscales. Depuis quelques années, le recours aux taxes à l’exportation s’est même intensifié estiment-ils, tout comme les interdictions et restrictions sur les exportations. Le 31 août dernier, le gouvernement argentin avait pris la décision de prolonger de deux mois les restrictions sur les exportations de viande bovine, suspendues en mai et ensuite partiellement rouvertes dans le cadre d’un système de quotas de 50 % du volume mensuel exporté en moyenne en 2020, afin de modérer les prix du marché intérieur. Des mesures qui avaient notamment inquiété certaines délégations lors du comité de l’Agriculture des 17 et 18 juin.

Lire aussi : « OMC : certains membres s’inquiètent de la suspension des exportations de bœuf argentin »

D’autre part, les membres ont également noté l’utilisation extensive des contrôles de prix et ont déclaré que, bien qu’utiles pour contenir les hausses de prix à court terme, ils favorisaient un environnement de prix faussé et des pénuries de produit. D’une manière générale, les membres ont encouragé l’Argentine à éviter de prendre des mesures à court terme et à faire en sorte que leur mise en œuvre se fasse dans une plus grande transparence administrative, tant au niveau national qu’international.

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Dans ce contexte, ils ont souligné la nécessité d’améliorer la transparence dans le domaine de l’agriculture, en particulier dans le cadre des négociations pour la douzième Conférence ministérielle de l’OMC. Enfin, les membres ont encouragé l’Argentine à notifier à l’OMC les restrictions et interdictions d’exportation mises en œuvre par sa politique agricole.

Par ailleurs, les membres se sont inquiétés de l’utilisation accrue de licences d’importation non automatiques étant donné qu’elles pouvaient avoir un impact négatif sur le commerce et l’économie Argentine.