La délégation brésilienne à l’OMC a publié, le 8 avril, une communication intitulée Faire avancer les négociations agricoles. Après le marasme de la 13e Conférence ministérielle qui s’est déroulée fin février à Abou Dhabi (Émirats arabes unis), Brasília souhaite mettre le futur des négociations agricoles à l’ordre du jour de la réunion du Conseil général de l’OMC de juillet afin de réaliser des progrès tangibles et d’obtenir des résultats concrets. Dans le détail, le Brésil propose que les membres de l’OMC s’engagent à poursuivre les discussions dans sept domaines de négociation : le soutien interne, l’accès au marché, le mécanisme de sauvegarde spéciale, les restrictions et interdiction d’exportation, la concurrence à l’exportation, le coton et les stocks publics à des fins de sécurité alimentaire. Ce dernier sujet, point d’achoppement majeur des pourparlers, est pour l’instant traité comme un sujet à part entière et non intégré dans les échanges sur le soutien interne.
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Par ailleurs, la délégation brésilienne propose des éléments concernant le cadre de la négociation et le calendrier. Ainsi, elle considère que le président de négociations agricoles devrait fournir « des calendriers de négociation annuels pour discuter de tous les aspects, y compris les éléments et la méthodologie, de chacun des thèmes de négociation de la présente décision ». En outre, les progrès des pourparlers devraient être régulièrement examinés par le Conseil général. Ensuite, le Brésil estime qu’un cadre intermédiaire de l’accord devra être adopté quatre mois avant la 14e Conférence ministérielle (CM14) afin de fournir une vue d’ensemble des structures de base de l’accord ou d’autres résultats à obtenir et pourra comprendre des textes ayant différents niveaux de maturité. Enfin, le document souligne que les membres devront adopter une décision sur les modalités d’ici à la CM14 prévue dans deux ans au Cameroun.