«La crise alimentaire ne peut être résolue par un accord à l’OMC ». C’est ainsi que la déclaration validée par le Copa-Cogeca et des paysans d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, ainsi que par l’Union suisse des paysans, est intitulée.
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Lors d’une conférence de presse à Genève, le 22 juillet en marge des négociations relancées au siège de l’OMC, les signataires de cette déclaration ont indiqué craindre « que les propositions agricoles actuellement sur la table à l’OMC ne minent la capacité de nombreux pays dans le monde à offrir à leurs concitoyens la sécurité et la stabilité alimentaires si cruellement indispensables ». Dans ces conditions, « l’absence d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord », résument-ils. Au total, une quarantaine de pays sont signataires de cette déclaration qui demande aussi une modification des propositions du document Falconer sur l’agriculture. Notamment, ils réclament que « l’accès préférentiel accordé aux importations en provenance des pays les moins avancés et des ACP ne soient pas érodés ». Les pays signataires plaident pour « garder une agriculture de proximité et une souveraineté alimentaire ». Le Copa présidé par Jean-Michel Lemétayer, absent à cette conférence de presse, était représenté par son secrétaire général. Seuls Xavier Beulin et Pierre Chevalier participaient à cette réunion mais sans prise de parole.