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OMC : les membres appelés à réviser les méthodes de négociation sur l’agriculture

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Suite à la douzième conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (du 12 au 17 juin), « les membres devraient capitaliser sur le travail accompli et explorer de nouvelles approches qui pourraient relancer les négociations dans les mois à venir », a souligné le 21 juillet la Costaricienne Gloria Abraham Peralta qui présidait sa dernière réunion du comité de l’Agriculture. Avant d’ajouter que « dans la perspective de la treizième conférence ministérielle, chaque sujet de négociation devrait être examiné avec un regard neuf et voir ainsi ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans les processus de pourparlers, et pourquoi, et enfin définir ensemble quelles autres voies pourraient être explorées ». Dans cette optique, le groupe de Cairns (principaux pays agro-exportateurs) a estimé que « les négociations sur l’agriculture ne devraient pas être menées en silos et que les membres devraient identifier des problèmes communs sur tous les chapitres en discussion (soutiens internes, stocks publics, mécanisme de sauvegarde…) ». Le Canada, l’UE, les États-Unis et le Japon ont soutenu l’idée de repenser les objectifs de négociation à l’OMC, en tenant compte des multiples défis qui vont du changement climatique au développement durable, à la pandémie de Covid-19 et à la sécurité alimentaire. Washington a notamment appelé les membres « à ne pas répéter des positions de longue date ou à faire des propositions sans objectifs de négociation clairs ».

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Lire aussi : « OMC : un accord à l’arraché sur la sécurité alimentaire, entre autres »

Quant aux pays en développement (Inde, Égypte, pays les moins avancés), ils souhaitent garantir la sécurité alimentaire mondiale grâce notamment à l’élaboration d’une solution permanente sur les stocks publics et à un mécanisme de sauvegarde spécial en cas de poussée des importations et de chute des prix. De son côté, la Chine a indiqué que l’objectif principal de la réforme agricole devrait être « de fournir des outils politiques efficaces pour assurer le développement agricole et la sécurité alimentaire de tous les membres ».