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OMC : les négociations agricoles patinent

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Alors que la douzième conférence ministérielle se rapproche à grands pas, les membres de l’Organisation mondiale du commerce ont de nouveau exprimé, à l’occasion de leur première session de négociation sur les questions agricoles, leurs divergences sur l’encadrement des soutiens internes mais aussi sur la transparence.

Lors de leur première réunion de négociation du comité de l’Agriculture des 7 et 8 septembre sur la base du texte de compromis présenté par la présidente Gloria Abraham Peralta, les membres de l’Organisation mondiale du commerce n’ont pas réussi à trouver des "zones d’atterrissage" dans la perspective de la douzième Conférence ministérielle (MC12).

Lire aussi : « OMC : un accord agricole envisageable sur certains volets »

Des divergences importantes persistent entre les pays développés et les pays du groupe africain sur l’encadrement des soutiens internes. Les États-Unis et le Royaume-Uni appellent, sur ce dossier, à prendre en considération toutes les formes de soutien interne ayant des effets de distorsion des échanges. De son côté, les pays du groupe africain soutenus par la Chine et l’Inde ont rejeté ces propositions car elles pourraient pénaliser injustement les pays en développement. Sur ce point, Pékin a expliqué que « le projet de texte, tel qu’il se présente actuellement, ne ferait qu’accentuer les asymétries existantes en transférant davantage de responsabilités sur les épaules des pays en développement qui, dans la plupart des cas, ont un niveau de soutien annuel qui entraîne peu de distorsions dans les échanges ». Mais la Chine espère toujours que les membres arrivent à trouver des compromis sur ce dossier afin « de créer un environnement commercial agricole juste et équilibré ». Quant à l’UE, elle envisage au mieux l’établissement d’une feuille de route qui permettrait de poursuivre les travaux de la MC12.

Désaccords sur la transparence

Concernant le chapitre lié à la transparence, les États-Unis tout comme l’UE, le Japon et le Canada ont insisté sur le rôle important du renforcement et de l’amélioration de la transparence (sur les notifications), notamment pour les restrictions à l’exportation. Et ce, alors que les pays en développement ont indiqué qu’ils ne pouvaient pas accepter d’obligations de transparence supplémentaires. Sur ce chapitre, la Chine a indiqué que « les propositions des pays développés doivent être examinées plus en amont par les membres à la lumière de leurs réalités respectives ».

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L’UE a souligné qu’elle entrevoyait « la possibilité de résultats immédiats sur un paquet axé sur la sécurité alimentaire, la transparence, les restrictions à l’exportation ou encore sur la révision de la décision de Bali sur les contingents tarifaires ». De leur côté, les pays du groupe africain ont réaffirmé qu’un terrain d’entente pourrait être trouvé au sujet du Programme alimentaire mondial (PAM).

Au regard de ces oppositions, la présidente costaricaine a de nouveau appelé les membres « à s’engager sérieusement et collectivement sur une base textuelle tout en contribuant à son amélioration en présentant des contributions et des suggestions constructives ». Les membres en auront l’occasion lors de la prochaine réunion du Comité de l’agriculture prévue pour le 20 septembre.