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OMC : les pourparlers agricoles toujours dans l’impasse

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La dernière réunion du Conseil général de l’OMC avant la pause estivale n’a pas permis aux membres de se mettre d’accord sur la marche à suivre en matière de pourparlers agricoles, au grand dam de l’UE mais aussi de la directrice générale. Celle-ci pourrait d’ailleurs poursuivre sa mission à la tête de l’institution.

Les membres de l’OMC ne sont pas parvenus, les 22 et 23 juillet à l’occasion du Conseil général, à s’entendre sur la suite à donner aux pourparlers agricoles au sein de l’institution genevoise. Un peu plus de quatre mois après l’échec des négociations agricoles d’Abou Dhabi lors de la 13e Conférence ministérielle, aucun consensus n’a pu être trouvé autour du document mis sur la table par le Brésil. Ce texte visait principalement à établir un programme de travail pour la réalisation de progrès tangibles et de résultats équilibrés dans les négociations agricoles d’ici la 14e Conférence ministérielle, qui se déroulera au Cameroun en 2026. Si l’OMC note que, parmi les 43 délégations qui ont pris la parole, de nombreux membres ont soutenu le texte brésilien, estimant qu’il pourrait servir de base commune pour faire avancer les négociations après la pause estivale, d’autres ont fait part de préoccupations concernant à la fois le processus et le fond de la proposition. Ceux-ci souhaitent davantage prendre en compte les priorités définies par les Groupe des pays africains dans une proposition présentée lors de la réunion du comité de l’Agriculture du 5 juillet.

Déceptions

De son côté, la représentation de l’UE auprès de l’OMC a fait part dans un message publié le 22 juillet sur le réseau social X, de sa déception « en dépit de ses efforts », estimant que cette absence de consensus engendrerait des conséquences négatives, « en particulier pour les membres vulnérables dans le contexte actuel d’insécurité alimentaire ». Un sentiment partagé par la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo Iweala, qui a d’ailleurs déclaré que « les gens attendent de l’OMC qu’elle puisse agir sur l’agriculture », rappelant que la prochaine conférence ministérielle aura lieu sur un continent où la sécurité alimentaire représente une importante problématique. Sur une note plus optimiste, elle constate que « de légers changements de position parmi certains membres qui n’avaient pas changé auparavant » sont apparus suggérant aux membres d’utiliser la pause estivale pour engager des réflexions quant à leurs positions.

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Cette réunion du Conseil général a aussi permis aux membres de l’OMC d’évoquer l’avenir de Ngozi Okonjo-Iweala à son poste. Dans cette optique, le Groupe africain a présenté une proposition visant à un lancement anticipé du processus de sélection du prochain directeur général de l’institution, appelant Ngozi Okonjo-lweala à « se rendre disponible pour accomplir un second mandat ». Quelque 58 délégations ont soutenu cette proposition. « Tout ce que j’ai accompli, nous l’avons accompli ensemble », a déclaré Ngozi Okonjo-lweala indiquant qu’elle fera connaître ses intentions aux membres « très prochainement ».