Les ministres des Vingt-huit chargés du commerce extérieur ont réitéré le 5 octobre, lors d’une réunion informelle à Innsbruck (Autriche) (1), l’ambition de l’UE de promouvoir une réforme de l’OMC (2), en particulier pour résoudre la crise aiguë de l’organe d’appel pour le règlement des différends, la nomination de nouveaux juges étant bloquée par les États-Unis.
La commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a rappelé qu’elle allait poursuivre dans les prochains mois des discussions sur ces questions avec ses homologues américain et japonais (3). Elle doit aussi se rendre les 24 et 25 octobre à Ottawa pour une réunion à haut niveau des pays « partageant la même vision » d’une réforme de l’OMC, organisée par Jim Carr, le nouveau ministre canadien de la diversification du commerce international.
Les États-Unis, dont le président, Donald Trump, ne cache pas son hostilité envers l’OMC, et la Chine, dont la politique économique et commerciale est jugée peu transparente, ne sont pas conviés à cette rencontre. Ces deux pays sont de plus engagés dans un conflit commercial sévère.
L’UE, l’Australie, le Japon, Singapour et la Corée du Sud participeront à la réunion à laquelle sont également invités le Brésil, le Chili, le Kenya, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Suisse.
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Les dirigeants de quatre organisations internationales – OMC, FMI, Banque mondiale, OCDE – ont lancé le 10 octobre, lors d’une réunion à Bali (Indonésie), un appel en vue d’apaiser les tensions commerciales.
(1) Voir même numéro
(2) Voir n° 3660 du 24/09/18
(3) Voir n° 3661 du 01/10/18