Le Comité de l’agriculture de l’OMC a pris connaissance lors de sa dernière session de négociations de l’année, le 7 décembre, du projet de son président, l’ambassadeur guyanien John Deep Ford, visant à « intensifier et approfondir les discussions » en cours et à les faire passer à une phase de « résolution de problèmes » grâce à la mise sur pied à partir de janvier de sept groupes de travail pléniers. Ceux-ci seront à l’œuvre à partir de janvier à titre d’essai, avant un premier bilan en avril, parallèlement aux pourparlers qui continueront à se tenir en session spéciale sur une base mensuelle.
Selon ce nouveau modèle destiné à faire avancer les négociations de l’OMC sur l’agriculture, les groupes de travail sur le soutien interne et le stockage public à des fins de sécurité alimentaire seront lancés en janvier, ceux sur l’accès au marché et le mécanisme de sauvegarde spéciale en février, ceux sur la concurrence et les restrictions à l’exportation en mars, celui sur le coton étant traité séparément.
« Prendre des risques »
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La proposition du président du Comité de l’agriculture a été globalement bien accueillie par les membres de l’OMC. Certains ont toutefois exprimé des inquiétudes, en particulier en ce qui concerne la fréquence des réunions, les difficultés prévisibles que rencontreront les plus petites délégations et le risque de vider de leur substance les sessions de négociation mensuelles.
« Le plus grand risque pour le comité, c’est que je ne prenne pas de risques », a rétorqué John Deep Ford.