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OMC : une réforme du commerce agricole essentielle pour des systèmes alimentaires durables

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À l’occasion d’une session de débat sur la sécurité alimentaire organisée le 4 décembre dans le cadre de la COP28, le directeur général adjoint de l’OMC en charge de l’agriculture, le Français Jean-Marie Paugam, a souligné combien, face à des « marchés de l’alimentation et de l’agriculture qui restent fortement faussés », les négociations commerciales ont un rôle essentiel à jouer. Il met en avant trois pistes qui permettraient de répondre à cette problématique. Tout d’abord, il plaide pour un renforcement de la sécurité alimentaire via le maintien d’un commerce ouvert et une surveillance des restrictions commerciales. Ensuite, il juge important de décarboner le secteur agricole et alimentaire grâce à une réorientation des aides qui faussent les échanges vers des objectifs favorables au climat. Pour lui, cela permettrait de « libérer des ressources fiscales susceptibles d’aider à réduire l’empreinte carbone et à optimiser l’utilisation des ressources naturelles ». Enfin, il souhaite favoriser l’accès à l’innovation agricole en faveur du climat « en supprimant les distorsions, en ouvrant les marchés et en favorisant la convergence des normes de produits sur la base de références internationales et de données scientifiques fiables ».

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Ce discours s’inscrit dans un contexte difficile pour les négociations agricoles à l’OMC, dans l’impasse depuis plusieurs années sur des sujets centraux comme le soutien interne ou les stocks publics. Évoquant les enjeux de la 13e Conférence ministérielle de l’OMC qui se déroule à la fin du mois de février à Abou Dhabi (Émirats arabes unis), Jean-Marie Paugam indique que la réforme du commerce agricole devient d’autant plus fondamentale « pour que la politique commerciale soutienne de manière significative les systèmes alimentaires durables ».