Alors que Washington accuse la Chine de ne pas s’être conformée à une décision rendue le 28 février 2019 par l’Organisation mondiale du commerce concernant les subventions accordées à ses producteurs de blé et de riz, les membres de l’OMC ont convenu le 28 septembre lors d’une réunion de l’Organe de règlement des différends, d’établir, à la demande de Pékin, un groupe spécial chargé de déterminer si cette dernière s’est mise ou non en conformité. La Chine reproche notamment aux États-Unis de ne pas avoir eu recours en premier lieu aux procédures du groupe spécial sur la conformité avant de procéder directement à une demande d’autorisation de l’OMC pour exercer des représailles.
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L’Empire du Milieu s’est dit aussi inquiet de « l’implication systématique américaine dans ce différend, qui ouvrirait la porte à l’abus du système de règlement des différends ». Et d’ajouter que « l’action des États-Unis intervient à un moment où ils augmentent fortement leur propre soutien interne aux agriculteurs, ce qui soulève des questions légitimes quant à savoir si les États-Unis eux-mêmes fournissent un soutien à l’agriculture dépassant les limites autorisées ». Pour les Américains, le son de cloche est quelque peu différent : « La Chine continue à fournir des niveaux importants de soutien interne à ses producteurs agricoles, et les mesures révisées de soutien des prix du marché notifiées par la Chine en juin n’ont pas elles-mêmes démontré que la Chine fournit désormais un niveau de soutien interne conforme à ses niveaux d’engagement. »