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Edito OPA : le retour

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N’est pas proctérien qui veut … A l’heure où Carrefour investit 300 millions d’euros pour relancer la guerre des prix, le vent des concentrations dans les industries de marque ne devvrait pas épargner l’agroalimentaire. Si 2004 n’a pas connu d’OPA, 2005 pourrait voir le retour des grandes manœuvres. En tout cas la fusion Procter & Gamble/Gillette n’a pas tardé à donner le signal avec pour théâtre le marché très mondialisé de l’hygiène et de l’entretien, le plus prisé et le plus marketté du secteur de la grande consommation. Par ricochet, Unilever va-t-il devoir s’alléger encore pour mieux tenir sur le ring face à un tel rival qui l’a dépassé de 20 milliards de dollars en chiffre d’affaires ? En ce cas, plusieurs de ses marques alimentaires seront à saisir… Le scénario inverse auquel on est en droit de penser, s’il est plus improbable, rendrait en revanche plus frontale la concurrence Unilever/Nestlé/Danone sur le seul marché des aliments. Ce qui est sûr, c’est que pour s’offrir Gillette, Procter & Gamble n’a pas eu besoin de revendre son activité alimentaire, les snacks Pringles essentiellement, car ceux-ci ne pèsent pas bien lourd (moins de 6%) dans son chiffre d’affaires qui maintenant dépasse les 60 milliards de dollars. Quant à ses jus de fruits Sunny Delight et Punica (455 M EUR), ils étaient déjà sortis de son portefeuille il y a quelques mois !

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