Une délégation des Jeunes agriculteurs a effectué le 19 avril au Monoprix St Augustin, rue de la Boétie à Paris (8e), une opération « origine connue », afin de contrôler le respect de l’étiquetage d’origine du lait et des viandes dans les produits transformés. Elle y a relevé des étiquetages imprécis. L'étiquetage de l’origine du lait et de la viande dans les plats préparés est désormais obligatoire, en vertu d'un décret applicable au 1er janvier 2017, avec une tolérance jusqu’au 1er avril pour son entrée en vigueur.
Pourtant, une grande marque de beurre appose sur l’étiquette du paquet « ingrédient : beurre ». « C’est comme si on mettait “ingrédient : viande” sur une barquette de viande ! Ce genre de mention qui n’apporte aucune information appelle la question “mais encore ?” », s’est exclamé le secrétaire général des JA, Samuel Vandaele, agriculteur en Seine-et-Marne. Les JA ont constaté aussi un manque de transparence sur des emballages de vin, bien que dans l’ensemble ce magasin Monoprix « joue le jeu ». De même, un logo « origine France » semble avoir été recollé sur une plaquette de jambon sous plastique, a relevé la quinzaine de membres de la délégation des JA. Le directeur-adjoint des relations extérieures du groupe Casino lui-même (dont Monoprix est une filiale), Pierre Bourdereau, a arboré une plaquette de saucisson d’une entreprise de salaison auvergnate fabriquant des produits de terroir qui n’avait pas indiqué l’origine de la viande de porc entrant dans la composition des saucissons. « Il est plus facile pour nous de faire pression sur les industriels qui travaillent sous notre marque de distributeur que sur les industriels ayant leurs propres marques, pour le respect de l’étiquetage de l’origine », a indiqué Pierre Bourdereau.
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D’autres opérations « origine connue » sont prévues dans les magasins des enseignes, ont annoncé les JA. Leur objectif à travers ces opérations est l’application de la transparence totale pour les consommateurs sur l’origine du lait et de la viande dans les produits transformés, afin de « faire remonter la valeur ajoutée aux producteurs », a précisé Samuel Vandaele. Le décret s’applique pour les produits qui contiennent au moins 8 % de viande ou au moins 50 % de lait dans les plats préparés.