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Biocarburants Orama confirme son souhait d’un partage des risques de prix dans la filière éthanol

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Le 4 décembre, Philippe Pinta, président d’Orama, a présenté officiellement le dispositif que le syndicat souhaite voir entrer en vigueur pour partager les risques de prix au sein de la filière éthanol.

Plus ou moins officielle, la proposition de sécurisation de l’approvisionnement des usines d’éthanol formulée par Orama a déjà quelques mois. Mais le 4 décembre, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe Cap Seine, qui s’est déroulée à Grand Quevilly, Philippe Pinta, président du syndicat, en a exposé très officiellement les grandes lignes. L’idée : partager entre agriculteurs, OS et industriels les écarts séparant les prix de marché des céréales et les prix de vente de l’éthanol et des drèches. Que ceux-ci soient positifs ou négatifs. Dans un premier temps, le syndicat propose d’élargir à tous les OS l’accès au débouché éthanol. Comme pour la filière biodiesel, un mécanisme de mutualisation permettrait ainsi aux opérateurs éloignés des usines de profiter de cet acheteur. Dans un second temps, il s’agirait de construire un prix commun à la filière, à l’aide, notamment, d’un coefficient de transformation du grain de blé en éthanol.

Une taxe qui s’apparenterait à une TGAP
Dernière couche du dispositif, une taxe de 2 euros/t serait mise en place afin de pénaliser les OS qui destineraient moins de 2 % de leurs volumes à l’éthanol. Un temps vu comme une CVO (Cotisation volontaire obligatoire), cette taxe s’apparenterait finalement davantage à une TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes). « L’objectif est de faire en sorte que lorsque la filière céréalière a des problèmes, elle ne compte que sur elle-même pour les solutionner, a indiqué Philippe Pinta, le 4 décembre. Il en va de notre crédibilité vis-à-vis des industriels ». Pour le président d’Orama, un tel système devrait concerner 1 Mt de céréales, sur les 2 Mt dont a besoin la filière. Le syndicat, qui a pensé le projet avec la coopération, attend un retour des collecteurs et des industriels pour la mi-janvier. Certains espèrent voir le dispositif opérationnel pour le mois de juillet prochain… Alors que l’intervention ne fonctionnera plus qu’en blé et de manière limitée.

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