Le pôle boisson Europe du britannique Cadbury a trouvé acquéreur pour 1,85 milliard d’euros. Comme précédemment annoncé dans la presse, ce sont des fonds d’investissement qui mettent la main sur Orangina, Schweppes et Gini. Le new-yorkais Blackstone Group et le londonien Lion Capital se sont associés pour réaliser l’opération. La direction de Cadbury, qui compte boucler cette cession « au cours du premier trimestre 2006 » doit encore entamer un processus de consultation des représentants de ses employés. Dans le cas d’un échec de l’opération, selon un accord passé avec les deux fonds, il devrait leur payer une indemnité équivalent à 5 % du montant de leur offre, soit 92,5 millions d’euros, et conserver ses boissons pendant au moins un an.
L’affaire est entendue. Ou presque. Le new-yorkais Blackstone Group et le londonien Lion Capital mettent la main sur la petite bouteille ventrue et le panier de boisson européen de Cadbury. Comme l’avait annoncé la presse, (1) Cf. Agra alimentation du 13 octobre 2005, n° 1900 , p. 25. ce sont donc des fonds d’investissement qui vont racheter Orangina, Schweppes, Gini, la boisson aux fruits TriNa, Oasis, la limonade Casera, l’eau minérale Appollinaris, ou encore les jus de fruit Pampryl et Vida, pour la modique somme de 1,85 milliard d’euros, soit légèrement plus que les prévisions des analystes qui valorisaient cette division 1,6 à 1,77 milliard d’euros. Pour être en mesure de finaliser l’opération, Cadbury doit encore entamer un processus de consultation des représentants de ses employés. Le groupe britannique compte boucler cette cession « au cours du premier trimestre 2006 ». Dans le cas d’un échec de l’opération, selon un accord passé avec les deux fonds, il devrait leur payer une indemnité équivalant à 5 % du montant de leur offre, soit 92,5 millions d’euros, et conserver ces boissons pendant au moins un an.
Rôle trouble de PepsiCo
Mise en vente le 1er septembre, cette division Europe du pôle boisson du numéro trois mondial des boissons non alcoolisées, qui emploie 3 000 personnes, représente environ 10 % des 8 à 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires du groupe et réalise 85 % de son chiffre d’affaires en France, Allemagne et Espagne, a ainsi été cédée « à un prix reflétant la qualité des marques et de la direction», selon Todd Stitzer, directeur général de Cadbury. Pourtant, les analystes ne croyaient guère à une reprise par un concurrent, les autorités européennes ayant déjà bloqué une telle reprise par Coca-Cola en 1999. Alors que les fonds d’investissement Permira et PAI Partners figuraient ces derniers jours parmi les derniers prétendants à un rachat, divers scénarii étaient évoqués dans la presse économique pour mettre en scène PepsiCo. Sans être enchérisseur officiel, le géant américain aurait été peut-être encore en course, via une alliance commerciale future avec le français PAI si celui-ci remportait la vente.
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Recentrer l’activité sur la confiserie
« Après la finalisation de l’opération, nous pourrons nous concentrer sur notre activité confiserie, en croissance rapide, et nos autres opérations », a déclaré Todd Stitzer. Cadbury va se recentrer sur le chocolat, les chewing-gums et ses boissons américaines et australiennes (7up, Dr Pepper, Snaples), plus prometteuses. En effet, au premier semestre 2005, les ventes de boissons du britannique restaient stables en Europe alors qu’elles progressaient de 5 % dans la zone Amérique. Avec une croissance mondiale de 7 %, le marché de la confiserie est de toute façon plus attractif que celui des boissons non-alcoolisées, en croissance de 4 %. Mais en premier lieu, cette rentrée de cash sera pour le britannique un moyen de réduire son endettement.