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Edito Organisation

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Les manifestations qui viennent de se dérouler dans le Midi viticole (Montpellier, Nîmes, Carcassone) sont d’une nature différente des précédentes. D’abord, même si les échauffourées classiques de fin de manif ont été au rendez-vous, il s’est moins agi de contester radicalement l’organisation viticole française et européenne, les pouvoirs publics, en somme, que d’appeler à l’aide. Demander, à juste titre à la collectivité, le coup de pouce qui permettrait aux viticulteurs languedociens de trouver un équilibre de long terme.

En second lieu, ces manifestations ont été d’autant plus amères que les producteurs qui défilaient dans les rues ont fait des efforts considérables d’adaptation et de qualité et que ces efforts n’ont pas payé. Le comble : les statistiques montrent que les revenus étaient finalement supérieurs au temps du gros rouge qu’aujourd’hui.

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Enfin, les diverses déclarations ont montré que la solution réside aussi chez les viticulteurs eux-mêmes. Tous admettent qu’un effort d’organisation, un regroupement des producteurs, des caves et négociants sont un passage obligé pour récupérer de la valeur ajoutée. Plus encore, bon nombre de viticulteurs aimeraient que certaines structures de grosses tailles, même coopératives, ne jouent pas comme elles le font, à la baisse des prix pour conquérir des parts de marché en grandes surfaces. Il y a des structures à rationaliser mais aussi des stratégies à assainir. L’interprofession, c’est une question d’institution mais aussi d’état d’esprit. Personne, pas même les plus gros, ne peut profiter d’une pression à la baisse des prix.