À l’occasion de débats à la FNSEA autour du lien des agriculteurs avec leurs organisations de producteurs (OP), les producteurs de Légumes de France ont défendu le modèle de l’Organisation commune des marchés (OCM), en opposition certaines filières de grandes cultures. « D’aucuns sifflent une petite musique désagréable à nos oreilles en proposant de ne plus imposer l’adhésion à une seule OP pour un produit donné et, de fait, de revenir sur la notion d’apport total », explique le syndicat dans la dernière édition de son bulletin Direct Légumes. Contacté par Agra, le syndicat explique que, à l’occasion d’une réunion début décembre 2024 à la FNSEA, certaines filières (en l’occurrence, il s’agirait des céréales, des oléoprotéagineux et des pommes de terre) auraient proposé la remise en cause de la mono-adhésion.
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Basiquement, la réglementation prévoit qu’un producteur peut adhérer à une seule structure pour la commercialisation de sa production de fruits et/ou légumes, à laquelle il transfère ou non la propriété de la marchandise commercialisée. L’adhésion s’accompagne d’un engagement d’apport total à l’OP (avec des dérogations possibles prévues dans les statuts). De même, la réglementation permet l’adhésion à une OP légumes et à une OP pommes pour des producteurs engagés dans les deux types de production. « Ils ne se rendent pas compte de l’impact négatif que cela aura sur les prix de vente et donc le revenu des producteurs, explique-t-on à Légumes de France. Mutualiser, travailler ensemble, dans le cadre d’une OP, conforte la position de l’amont, par définition éclaté, vis-à-vis de l’aval, car l’OP permet de présenter un prix unique sans craindre les foudres des Fraudes, ce qui n’est pas le cas entre entreprises ».