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Organisations professionnelles: un pôle alimentaire à la CPME

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L'Adepale a quitté cet été l'Ania et a rejoint la CPME où est créé un pôle alimentaire. La fédération espère qu'il deviendra rapidement un interlocuteur des pouvoirs publics. 

En conflit avec l’Ania (industries agroalimentaires) qu’elle a quittée le 1er juillet 2020, l’Adepale (Association des entreprises de produits alimentaires élaborés ; 260 entreprises pour un chiffre d’affaires cumulé de 15 milliards d’euros) a annoncé lors d’une conférence de presse le 17 novembre, adhérer désormais à la CPME (confédération des PME).

« L’Ania ne représente sûrement pas les 17 000 entreprises de l’agroalimentaire qu’elle revendique représenter. Elle est très influencée par les problématiques des entreprises internationales qui pèsent un poids significatif dans ses instances et sa gouvernance », justifie Jérôme Foucault, président de la fédération qui regroupe les fabricants de conserves alimentaires, de surgelés, de fruits et légumes déshydratés, de produits traiteur frais et de légumes secs et de riz.

« Nos entreprises et nos savoir-faire ancrés sur tout le territoire français veulent faire entendre leur voix et méritent de faire entendre leur voix. Pour ces entreprises, la France est plus qu’un marché. C’est en France qu’elles sont nées, qu’elles fabriquent, qu’elles participent à la vie des territoires et à la structuration des filières », argue-t-il, rappelant que 99,5 % des adhérents de l’Adepale transforment en France.

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À la CMPE, l’Adepale rejoint les Brasseurs de France, membre depuis deux années déjà, la Fédération des entreprises de boulangerie/pâtisserie (FEB), la Fédération française des spiritueux (FFS) ainsi que l’Union des maisons et marques de vins (UMVIN), engageant la création au sein de la structure de la CPME agroalimentaire qui entend devenir le « porte-parole des entreprises françaises de l’alimentaire », espère Jérôme Foucault. La liste des adhérents a vocation à s’élargir dans les prochaines semaines, assure l’Adepale. Tous ne sont pas en conflit avec l’Ania. Si la Fédération française des spiritueux n’en fait plus partie depuis le 31 décembre 2019, les Brasseurs de France y restent adhérents.

« Merci pour la confiance que vous nous accordez en venant à la CPME. La CPME alimentaire n’a plus qu’à dérouler son plan stratégique », formule François Asselin, président de la CPME. « Nos ambitions sont plus de souveraineté ainsi que la valorisation de nos savoir-faire et de l’agroalimentaire français », résume Jérôme Foucault.

La première étape à court terme pour asseoir la reconnaissance de la CPME agroalimentaire par les pouvoirs publics et l’ensemble de l’écosystème alimentaire français serait d’être présent à la table du prochain comité de suivi des négociations commerciales piloté par Bercy et le ministère de l’Agriculture qui aura lieu début décembre. « Nous sommes légitimes et comptons bien y participer mais cela ne dépend pas de nous », convient le président de l’Adepale.

« Nos entreprises méritent de faire entendre leur voix »