Label > Le label attestant qu'une gamme de produits est effectivement fabriquée en France a décidé de renforcer le critère de provenance des ingrédients.
Le label Origine France Garantie, lancé par l’ex-député Yves Jégo pour valoriser les produits fabriqués dans l’Hexagone, a décidé de se montrer plus exigeant sur les critères d’obtention. « Nous avons décidé d’exiger que les ingrédients composant plus de 8% du produit soient d’origine France », explique Romain Bertrand, directeur général de l’association Pro France qui porte le label. « Alors que ce seuil était de 30% auparavant », poursuit-il. La raison de ce changement ? « La crise du Fipronil a été l’élément déclencheur qui nous a décidés de relever ce seuil », selon le directeur général qui explique s’être basé sur la référence retenue par l’Union européenne pour l’indication de l’origine des viandes dans les plats cuisinés.
Par conséquent, plusieurs gammes de produits n’ont pu satisfaire au nouveau cahier des charges. « Häagen Dazs n’a pas pu conserver le label car il ne pouvait pas garantir l’origine France sur plusieurs produits », selon Romain Bertrand. Pro France accepte, pour certains ingrédients, des exceptions permanentes (en cas de volumes trop faibles ou de l’impossibilité de cultiver en France) ou temporaires en cas de difficultés exceptionnelles de s’approvisionner, comme ce fut le cas récemment pour le beurre. Mais pas lorsqu'un ingédient d'origine France est disponible mais écarté pour des raisons de coût.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
L’agroalimentaire n’est pas un secteur dominant pour le label Origine France Garantie (une vingtaine d’entreprises), en raison d’un nombre important de signes officiels d’identification de l’origine pour ces produits, qui attestent du pays de fabrication. Toutefois, plusieurs industriels ont fait labelliser des gammes de produits afin de faire reconnaître le made in France sur les marchés du grand export, où la « marque France » a une valeur ajoutée.