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Ours : en Ariège, les indemnisations continuent de reculer

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L’année dernière, en Ariège, 601 ovins ont été reconnus comme prédatés et indemnisés par l’État, a annoncé la préfecture dans un bilan diffusé le 18 janvier. L’Ariège est de loin le premier département français en termes de prédation par l’ours. Dans le détail, 464 ovins ont été prédatés par des ours (« responsabilité de l’ours non écartée », pour 78 % des dossiers indemnisés), 7 par des loups, et 130 entrent dans la catégorie « cause de mortalité indéterminée (ours possible) ». Dans ce dernier cas, ils sont tout de même indemnisés, « au bénéfice du doute », précise la préfecture. Selon les pouvoirs publics, la prédation par l’ours « se concentre dans le sud-ouest du département, principalement dans le Couserans ». Par ailleurs, ont également été indemnisés 17 bovins, 8 équins et 25 ruches.

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En tout, 460 dossiers de demande d’indemnisation avaient été déposés (pour 655 ovins), et 404 d’entre eux ont été acceptés. En 2022, quelque 800 ovins avaient été indemnisés. Le nombre de bêtes indemnisés est en recul depuis 2019 (presque 1 200 ovins). « Depuis 2019, les éleveurs doivent déposer leur demande dans les 72 heures après une attaque, ce qui a eu pour effet de diminuer mécaniquement les déclarations », estime Franck Watts, référent ours de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA). Selon lui, « 892 brebis ont été prédatées » entre janvier et octobre 2023. Des chiffres régulièrement contestés par les ONG de protection de la nature. Quant à la préfecture de l’Ariège, elle assure que « le nombre de dossiers rejetés pour ce motif [du délai de 72 h] est stable par rapport aux années précédentes », à moins de 15 dossiers.

Prédation concentrée « principalement dans le Couserans »