Auditionné le 6 avril par la délégation sénatoriale aux outre-mer, le directeur de l’Odeadom Jacques Andrieu a estimé que l’objectif d’autosuffisance alimentaire en 2030 n’est « pas inatteignable ». « Des marges de progrès existent » dans des secteurs comme les fruits et légumes ou l’élevage, selon lui. Cette projection s’appuie sur le constat d’une hausse de ces productions, en partie basées sur le hors-sol (viandes blanches, serres). « Tout le monde sait qu’on ne sera pas à l’autosuffisance alimentaire en outre-mer en 2030 », a nuancé le délégué interministériel Arnaud Martrenchar, rappelant que très peu de céréales y sont cultivées. « On a fait des estimations sur le nombre d’hectares supplémentaires qu’il faudrait aujourd’hui mettre en culture pour aller vers l’autosuffisance alimentaire » (hors céréales). Les surfaces nécessaires sont « de l’ordre de quelques centaines d’hectares », d’après lui. Un gisement existe dans les terres actuellement en friche, a-t-il indiqué. La SAU outre-mer est chiffrée à environ 130 000 ha, sur la base du recensement général agricole de 2020. Elle est en baisse. Une évolution « à suivre de près », a considéré Arnaud Martrenchar. Mais la situation actuelle n’est « pas rédhibitoire au regard de l’objectif d’autosuffisance alimentaire », selon lui.
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