La start-up hollandaise In Ovo, qui commercialise une technologie d’ovosexage des poules pondeuses, a annoncé avoir « conclu un accord de prêt de 40 millions d’euros » (M€) avec la Banque européenne d’investissement (BEI), d’après un communiqué du 2 novembre. « Ce financement permettra de galvaniser l’expansion d’Ella », sa technologie de détermination du sexe du poussin dans l’œuf. Opérationnelle au 9e jour d’incubation (sur 21), celle-ci utilise la spectrométrie de masse pour doser un biomarqueur présent dans un prélèvement réalisé dans l’œuf. Cité dans le communiqué, le fondateur d’In Ovo Wouter Bruins espère que ce prêt permettra à son entreprise de « devenir un acteur mondial ». La start-up ajoute que la somme servira aussi à « poursuivre le développement d’Eve, la plate-forme de capteurs innovante d’In Ovo qui optimise l’ensemble du processus d’éclosion des œufs ».
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En déterminant le sexe dans l’œuf et en écartant les poussins mâles avant éclosion, l’ovosexage permet d’éviter d’éliminer les mâles, non valorisés. Seules la France et l’Allemagne ont interdit l’élimination des poussins mâles durant la production des poules pondeuses ; les deux pays poussent pour une harmonisation européenne. Des discussions sont en cours aux Pays-Bas et en Italie à un horizon plus lointain. In Ovo n’est pas présent en France, les cinq couvoirs de poules pondeuses utilisant les technologies de sexage d’AAT (imagerie hyperspectrale), Orbem (IRM) et Seleggt (dosage hormonal).