À l’occasion d’un Conseil supérieur d’orientation (CSO) le 20 décembre, le ministre de l’Agriculture a présenté ses ultimes arbitrages avant l’envoi du projet de déclinaison française de la Pac 2023, le Plan stratégique national (PSN), d’ici la fin de l’année. En sus de l’agriculteur actif (voir l’article précédent), Julien Denormandie a confirmé que la définition du jeune agriculteur exclura les diplômes de niveau 4 non agricoles (bac, bac pro), retoquant ainsi la demande de Régions de France. Une décision qui « a pour objectif d’installer des jeunes formés, qui sauront répondre aux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux en véritables chefs d’entreprise », se sont félicités les Jeunes Agriculteurs dans un communiqué le 21 décembre. Un consensus s’était en revanche dégagé sur l’âge plafond, qui a été fixé à 40 ans.
D’autres annonces plus sectorielles ont été faites durant la réunion. Le ministre a confirmé la création d’une MAEC dédiée aux algues vertes (réduction d’intrants, augmentations de la couverture des sols), annonçant au passage une revalorisation des montants unitaires de l’ensemble des MAEC – sans en préciser l’ampleur. Concernant l’éco-régime, il précise que certaines cultures pérennes (lavande/lavandin, asperges, artichauts, miscanthus, houblon…) seront finalement considérées comme cultures de diversification. Une décision dont on se félicite en Alsace, principale région productrice de houblon. « En tant que culture pérenne, nous aurions dû avoir de l’enherbement », explique Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin.
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Enfin, la date de démarrage des nouveaux programmes opérationnels est toujours inscrite comme étant 2024 dans le document envoyé à Bruxelles, mais ils pourraient dans les faits débuter en 2023.