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Politique agricole Pac : Bruno Le Maire installe un groupe de réflexion « original »

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Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a installé le 17 février le groupe de réflexion sur l’avenir de l’agriculture européenne qui rassemble une quinzaine de personnalités dont le chef Yannick Alleno ou le patron de Danone Franck Riboud, sans oublier l’écrivain Erik Orsenna ou Luc Guyau. L’objectif est de « réfléchir à un projet d’agriculture française et européenne », a déclaré le ministre qui veut être à l’initiative dans les futures négociations sur la Pac.

Bruno Le Maire assume. Avant même de faire la présentation détaillée des 16 personnes faisant partie du groupe de réflexion sur l’avenir de l’agriculture européenne, le ministre le qualifie « d’original ». « J’en assume la diversité », s’empresse-t-il d’ajouter. Ce groupe hétéroclite est composé de deux agriculteurs, l’un en polyculture élevage dans l’Aisne et l’une spécialiste des circuits courts en Haute-Savoie, et d’une quinzaine de personnalités aussi différentes qu’un ancien ministre, un président de coopérative, un membre du CSA, un écrivain, deux grands chefs, un banquier… L’objectif de ce groupe, qui se réunira sur une base mensuelle est de « fixer une orientation pour l’agriculture française et européenne ». Il s’agit, explique Bruno Le Maire de « remettre l’agriculture au cœur des questions de la société française ». Une manière de légitimer une Pac dont le débat budgétaire va s’ouvrir en 2010. « Il faut fixer des orientations à cette politique qui va être redéfinie », assure le ministre. Ce groupe est complémentaire des autres actions initiées par la France qui entend peser dans les futures négociations, a expliqué Bruno Le Maire.

Ne pas « noyer les syndicats »
Et à ce titre, il explique l’absence des organisations syndicales dans ce groupe. « J’ai trop de respect pour les organisations syndicales pour les noyer dans ce groupe », a souligné Bruno Le Maire. « Elles auront un débat particulier avec le ministre. C’est un minimum de respect », affirme-t-il. Soucieux de « respecter les formes », le ministre explique que ce groupe n’est qu’un élément d’une stratégie plus globale visant à placer la France en pole position des pays concernés. « Nous avons tous les atouts pour garantir la force de l’agriculture », a-t-il conclu.

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