La mise en place « à géométrie variable » des obligations relatives aux bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) de la nouvelle Pac dans les États membres pose déjà des problèmes de distorsion de concurrence, déplore Farm Europe. Dans une analyse publiée le 10 mai, le think tank bruxellois se penche sur le cas de la BCAE5 qui doit permettre de faire face au défi de l’érosion des sols en gérant le travail du sol « en tenant compte de la déclivité ». Mais tous les États membres n’utilisent pas les mêmes critères pour définir les zones où la BCAE doit être appliquée. La grande majorité n’indique que la « pente » du sol comme critère de définition des zones d’intervention et se réfère presque toujours à des zones dont la pente est supérieure à 10 %. À l’inverse, le plan de la région wallonne en Belgique se base sur des critères multiples, classant les zones selon leur niveau de sensibilité à l’érosion avec chacune leurs obligations. Pour Farm Europe « le choix de mise en œuvre de la BCAE5 en Wallonie place les agriculteurs dans une position unique en Europe, avec, à la clef, de réelles distorsions de concurrence. Et ce, alors qu’il s’agit d’une mesure de conditionnalité ayant un impact sur l’ensemble des aides Pac, et non pas d’une mesure spécifique faisant l’objet d’une compensation ad hoc » comme les mesures agro-environnementales ou les éco-régimes.
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