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Pac : à la recherche du bon modèle

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La nouvelle Pac montre déjà ses limites en ne parvenant pas à enrayer la crise que traverse le secteur de l’élevage confronté depuis plusieurs mois à une chute des cours mondiaux des produits laitiers et à l’embargo russe sur les produits agroalimentaires de l’UE. Malgré les mesures successives, dont la dernière vague va commencer à entrer en vigueur mi-avril, les éleveurs ne voient pas le bout du tunnel. Et surtout la chute des prix ne permet pas de mettre fin à la hausse de la production de lait. Au contraire, la machine s’emballe depuis l’abolition des quotas laitiers, il y a un an. En janvier, la collecte européenne se situait 5,6 % au-dessus de son niveau un an auparavant. Les signaux du marché sont donc insuffisants et les quelques outils d’intervention encore disponibles se révèlent peu efficaces. Des mécanismes de couverture des risques sous forme d’assurances, de fonds mutuels ou d’outils de stabilisation du revenu ont été introduits mais ils sont, pour le moment, très peu utilisés (0,4 % du budget de la Pac) et de toute façon encore embryonnaires. Mais beaucoup y voient des dispositifs d’avenir pour l’agriculture européenne. Une étude commandée par le Parlement européen, qui prépare un rapport sur la question, propose même, dans l’optique de la future réforme de la Pac après 2020, de remplacer les paiements directs par un vaste dispositif de gestion des risques basé sur des assurances (récolte et revenu), des fonds mutuels, une gestion des volumes par les organisations de producteurs et, en dernier recours, des outils d’intervention. Autant de dispositifs que la Commission européenne tente actuellement de mettre en place à plus ou moins grande échelle. La crise actuelle pourrait bien être le laboratoire de cette future Pac.

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