La consultation publique de la Commission européenne sur l’avenir de la Pac après 2020 sera prochainement close (le 2 mai). S’il paraît désormais acquis qu’entre les négociations sur le Brexit et celles sur le futur cadre budgétaire de l’UE, la prochaine réforme de la Pac aura beaucoup de mal à entrer en vigueur en temps et en heure, chacun fourbit quand même ses armes. Le Conseil planche actuellement sur le règlement dit omnibus qui doit permettre, entre autres, d’introduire, à mi-parcours, certaines simplifications à la Pac actuelle. Mais déjà, chacun a en tête ce qu’il n’a pas pu intégrer dans ce texte et qu’il remettra sur le tapis d’ici peu, quand Bruxelles aura présenté, en fin d’année, sa communication qui brossera les grandes lignes du projet législatif attendu en 2018. La France a exprimé sa volonté de créer un troisième pilier consacré à la gestion des risques. Pour l’Italie, ce troisième pilier doit être une OCM unique étendue à l’ensemble des secteurs agricoles. Et les pays du nord de l’Europe insistent avant tout sur la nécessaire simplification de la réglementation. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE s’apprêtent, elles aussi, à finaliser leur position. Elles ne veulent pas tant un profond changement des règles actuelles qu’une amélioration basée sur la simplification – du verdissement en particulier –, le renforcement de l’efficacité des outils de gestion des risques et la clarification des règles de la concurrence pour permettre aux agriculteurs de mieux s’organiser. Bruxelles a désormais toutes les cartes en mains.
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