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FNPL Pac : les laitiers toujours perdants, mais moins que prévu

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La FNPL se réjouit des dernières annonces concernant la réforme de la Pac, qui permettent au secteur laitier de s'en sortir mieux que prévu, même s'il perd toujours des soutiens. Le syndicat travaille sur la signature d'un « pacte du secteur laitier » avec l'ensemble de la filière et les pouvoirs publics pour gérer l'après-quota.

« LES arbitrages rendus sur la Pac vont dans le bon sens vu les annonces de départ, où la production laitière était la grande perdante », a affirmé Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), le 4 juin lors d'une conférence de presse à Paris. Mais cette victoire a « un goût amer », explique-t-il, car le lait reste « la seule filière animale qui voit son soutien diminuer » dans la nouvelle Pac, de quelque 100 millions d'euros sur plus de 2 milliards. La FNPL « restera vigilante » sur le plan de modernisation, pour qu'aucune région ne néglige la production laitière. Elle demande des clarifications sur la possibilité pour les EARL de se transformer en GAEC afin de profiter de la « transparence » pour les aides.

Un « pacte pour le secteur laitier »

Thierry Roquefeuil a également confirmé la signature d'un « pacte du secteur laitier », pour faire évoluer la relation entre producteurs, transformateurs et distributeurs après la fin des quotas laitiers, en avril 2015. « Nous croyons à une dynamique laitière après la sortie des quotas, il y a une dynamique à l'export, nous voulons être présents sur les marchés qui s'ouvrent », explique t-il.

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Craignant que les industriels veuillent « reprendre en main la gestion des volumes », Thierry Roquefeuil espère au contraire « mettre du mouvement dans les campagnes pour que les producteurs aient la capacité d'aller chercher le mieux-disant » parmi les collecteurs. Un travail sera effectué dans les bassins laitiers pour faire remonter les sujets importants d'ici mi-septembre, pour une signature du pacte espérée fin novembre. Il demande à la grande distribution de « s'engager » au coté des producteurs. Stéphane Le Foll soutien cette initiative, a t-il déclaré en marge du congrès des Jeunes agriculteurs, le 5 juin : « Il faut que les bassins laitiers soient organisés, pour que l'on trouve des stratégies d'adaptation lorsqu'on connaît des baisses de prix ».

Pour un mécanisme européen de gestion de crises

La FNPL se satisfait également de la proposition de la France à Bruxelles pour mettre en place un mécanisme de gestion des crises. « En cas de fluctuation des marchés, il est aberrant de ne pas avoir une politique européenne qui vienne en aide aux éleveurs. Que fera l'Europe si les marchés asiatiques sont déstabilisés ? », questionne t-il.