Le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski s’est rendu le 5 octobre en Grèce pour constater les dégâts causés par les inondations qui ont frappé le pays, et il devait faire de même le 12 octobre avec un voyage en Slovénie. Les deux États membres espèrent pouvoir rapidement bénéficier de soutiens issus de la réserve agricole 2024 pour venir en aide à leurs agriculteurs les plus touchés. Mais face à la multiplication d’événements climatiques extrêmes, une réflexion est en cours sur l’utilisation de la réserve qui a été entièrement consommée (530 millions d’euros) en 2023 (notamment suite à la sécheresse qui a touché le sud de l’UE), et dont l’enveloppe pour 2024 (450 millions d’euros) est déjà sollicitée. Lors d’une discussion le 9 octobre en comité spécial Agriculture (CSA), plusieurs experts des États membres ont rappelé que la réserve agricole devrait être utilisée principalement pour remédier aux véritables déséquilibres du marché et non pour les événements climatiques extrêmes affectant les États membres individuels. Une approche « premier arrivé, premier servi » n’est pas non plus adaptée, préviennent certains. Les Vingt-sept semblent s’entendre sur le maintien d’une approche au cas par cas mais avec une méthodologie objective et transparente pour l’utilisation de la réserve sans toutefois aller jusqu’à un mécanisme automatique de déclenchement.
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Des États membres seraient favorables au lancement d’une réflexion pour envisager une planification pluriannuelle de la réserve agricole. À ce stade, la Commission européenne s’en tient à promettre une approche prudente, surtout au début d’exercice, mais ne prévoit pas la formalisation de lignes directrices spécifiques. Lors de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE les 23 et 24 octobre à Strasbourg, la Croatie devrait mettre le sujet sur la table.