La réunion informelle des ministres de l’Agriculture de l’UE à Copenhague, du 7 au 9 septembre, va donner le coup d’envoi des discussions sur la future Pac. La présidence danoise souhaite orienter les débats sur les incitations environnementales mais la question financière devrait rester centrale.
Les ministres de l’Agriculture vont commencer à se pencher sur les propositions de la Commission européenne de réforme de la Pac même si à ce stade, les questions budgétaires – sur lesquelles ils n’ont pas la main – restent les plus sensibles. Les experts agricoles des États membres ont entamé l’examen des propositions sur la future Pac, lors de leur réunion le 1er septembre du comité spécial Agriculture, en commençant par le règlement OCM et le programme de distribution de produits agricoles dans les écoles.
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L’occasion pour de nombreuses délégations d’exprimer, une nouvelle fois, leurs inquiétudes quant aux manques de financements dont dispose la Pac pour la prochaine période de programmation 2028-2034 (les 300 milliards d’euros sanctuarisés pour l’agriculture sont jugés insuffisants). La fusion de l’enveloppe de la Pac dans un vaste fonds unique est aussi très critiquée. Plusieurs délégations ont toutefois salué les dispositions du texte sur l’OCM : soutien supplémentaire proposé pour les protéagineux, introduction de normes de commercialisation pour la viande et le fromage, protection des mentions relatives à la viande…
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Le Danemark voudrait se concentrer sur la durabilité
Les ministres des Vingt-sept de l’UE vont prolonger la discussion lors de leur réunion informelle semestrielle, qui se tiendra à Copenhague du 7 au 9 septembre. Le thème de la rencontre fixé par la présidence danoise : l’avenir de la Pac, avec un accent particulier sur la simplification et les nouvelles technologies telles que le biocontrôle. Des sujets qui seront abordés en plénière le 9 septembre mais aussi la veille lors des visites d’un site de production de produits biosourcés et de deux fermes ayant recours à des solutions de biocontrôle. Parmi les questions auxquelles les ministres sont invités à répondre : « Quelles modifications apporter au cadre juridique de l’UE pour offrir aux agriculteurs un meilleur accès aux outils nécessaires à la transition écologique ? » Ils sont également incités à apporter leurs idées sur les moyens « d’encourager l’innovation et les investissements dans le secteur agroalimentaire afin de garantir l’accès à une alimentation abordable, sûre et nutritive ».
Les experts du CSA, eux, se pencheront plus spécifiquement sur la proposition de Bruxelles d’imposer aux États membres de prévoir des mesures incitatives pour financer les actions agroenvironnementales et climatiques des agriculteurs. Dans un cas comme dans l’autre, la question des moyens financiers reviendra, à n’en pas douter, sur la table.