Laisser un maximum de souplesse aux États membres, pour la mise en œuvre des règles environnementales notamment, et ne pas fermer le débat sur le cofinancement du premier pilier. Telles sont certaines des options qui figurent dans la communication sur l’avenir de la Pac que la Commission européenne doit adopter à la fin du mois de novembre. Alors que certains dénonçaient déjà une Pac « à la carte » suite à la précédente réforme, Bruxelles semble bien décidée à aller encore plus loin dans la subsidiarité. Un moyen de faire passer plus facilement ses propositions à venir auprès des États membres dans un contexte budgétaire difficile. La Cour des comptes de l’UE, qui s’est penchée sur le cas des programmes de développement rural, propose une autre méthode : sortir du diktat du cadre budgétaire pluriannuel qui oblige, de plus en plus, à réformer la Pac à marche forcée en lui imposant un calendrier intenable. La Cour suggère au contraire d’analyser correctement les mesures en place avant d’élaborer « en temps utile » des propositions sur la future Pac. Qui, et elle rejoint en cela la Commission, devront être basées sur des exigences de résultats plutôt que de moyens. Surtout que les incertitudes induites par les discussions sur le Brexit, que ce soit sur le budget de la Pac ou les futures relations commerciales avec le Royaume-Uni, pèsent également. Des arguments supplémentaires pour reporter la prochaine réforme à 2023 au plus tôt.
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