Il faut dans un premier temps simplifier le droit de la concurrence pour les agriculteurs, mieux lutter contre les pratiques commerciales déloyales et rendre plus attractifs les outils de gestion des risques déjà disponibles dans le cadre de la Pac. Telles sont, à court terme, les mesures que devrait prendre la Commission de Bruxelles pour améliorer la position des agriculteurs au sein de la chaîne alimentaire et tenter de stabiliser leurs revenus, selon les conclusions des travaux de la task force sur les marchés agricoles mise en place par le commissaire européen Phil Hogan. Autant de pistes que la Commission explore déjà et qu’elle devrait approfondir dans les prochains mois. À plus long terme, le rapport des experts doit constituer, notamment avec la déclaration de Cork sur le développement rural et les discussions informelles que les ministres de l’agriculture des Vingt-huit ont déjà pu avoir, la base des orientations politiques pour la future Pac annoncées par Phil Hogan pour mi-2017. En la matière, les recommandations de la task force sont dans l’air du temps : élargir la Pac pour qu’elle devienne une grande politique alimentaire ; poursuivre l’ouverture de l’agriculture européenne sur le marché mondial ; réduire les paiements directs pour constituer un fonds destiné à mettre en place tout un arsenal d’outils de gestion des risques qui soient plus efficaces ; et pour ceux qui ne souhaitent pas se lancer sur les marchés mondiaux, des compensations pour rémunérer leur apport à l’amélioration de l’environnement ou du bien-être animal. Les discussions sur l’avenir de la Pac sont officiellement lancées.
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