L'Ania, Coop de France, et la CGAD ont annoncé la signature d'un accord historique pour le développement des compétences et de l'emploi dans la filière alimentaire. Le texte a été paraphé par 36 branches patronales et 4 organisations syndicales de salariés.
Les acteurs de la filière agroalimentaire n'ont pas tardé à réagir aux propos de Manuel Valls. Le 19 octobre, lors de son discours de fermeture de la quatrième conférence sociale, le Premier ministre a déploré le peu d'engagements pris par les employeurs en échange des aides obtenues dans le cadre du pacte de responsabilité. « Seules 14 des 50 branches qui emploient le plus ont conclu un accord », a-t-il indiqué. « C'est trop peu. Je l'ai déjà dit plusieurs fois. On ne peut pas en rester là », a-t-il ajouté.
Le jour même, l'Ania, Coop de France, et la CGAD (1) ont annoncé la signature de l'Accord pour le développement des compétences et de l'emploi dans la filière alimentaire par 36 branches patronales et 4 organisations syndicales de salariés. Cet accord historique prévoit le recrutement de 100 000 personnes en CDI entre 2014 et 2016 (dont 50 % de jeunes de moins de 30 ans et 5,5 % de seniors de plus de 50 ans), la formation en alternance de 170 000 jeunes entre 2014 et 2017 (contre 150 000 dans le contrat de la filière de l'alimentaire, la fusion des observatoires des métiers et l'harmonisation des certifications qualifiantes.
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Cet accord qualifié d'« historique » intervient dans le prolongement du Contrat de la filière alimentaire et de l'Accord relatif au Contrat de génération signés respectivement le 19 juin et le 18 juillet 2013. Il doit être déposé dans les prochains jours pour extension à l'administration compétente ainsi qu'au conseil des prud'hommes de Paris.
Tout en se félicitant de « la dynamique collective qui a permis la signature de cet accord en faveur de l'emploi en France », Jean-Philippe Girard (président de l'Ania et vice-président du comité stratégique de la filière alimentaire), Philippe Mangin (président de Coop de France) et Jean-Pierre Crouzet (président de la CGAD), ont rappelé que « la progression des perspectives d'embauche définies dans cet accord historique passe notamment par le renforcement de la compétitivité de nos entreprises et le maintien d'un environnement législatif et réglementaire favorable à leur développement ».